La Bastide-Clairence : Pourquoi Ce Village Basque Mérite Vraiment Le Détour

Avec ses maisons blanches à colombages, sa place bordée d’arcades et ses ateliers d’artisans, La Bastide-Clairence fait partie des villages les plus séduisants du Pays basque intérieur. Classée parmi Les Plus Beaux Villages de France, la Bastide-Clairence a été fondée au XIVe siècle et possède une histoire riche qui ne se résume pas à ses jolies façades. Son histoire est étonnante et certains lieux, comme son ancien jeu de paume ou son cimetière juif, sont assez inattendus dans un si petit village.

Si vous prévoyez de visiter La Bastide-Clairence, voici les endroits à ne pas manquer, quelques bonnes adresses, mais aussi des histoires beaucoup moins connues qui méritent d’être racontées.

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Pourquoi La Bastide-Clairence a-t-elle été construite ?

L’histoire commence au Moyen-âge, bien avant que La Bastide-Clairence devienne l’un des villages les plus visités du Pays basque. Au début du XIIIe siècle, le royaume de Navarre perd son accès direct à l’océan après un conflit avec la Castille. La petite rivière qui traverse le secteur, la Joyeuse-Aran, a alors une importance que l’on imagine difficilement aujourd’hui : elle est navigable et permet de rejoindre l’Adour, puis Bayonne et l’océan.

Un port fluvial est ainsi créé et, afin de protéger cette voie commerciale, Louis Ier de Navarre, futur Louis X de France, fonde La Bastide-Clairence (Bastida de Clarenza) en 1312. Le village occupe alors une position stratégique, aux frontières du royaume de Navarre, du Labourd, du royaume de France et du Béarn.

Plus de sept siècles après sa fondation, ce patrimoine continue d’être protégé. Depuis 2022, La Bastide-Clairence est classée Site patrimonial remarquable, une reconnaissance accordée aux villes et villages dont le patrimoine architectural, urbain ou paysager présente un intérêt particulier. La paisible Bastide-Clairence que l’on visite aujourd’hui est donc née pour des raisons à la fois commerciales, politiques et militaires.

Une ville nouvelle conçue pour attirer des habitants

Créer une ville ne suffisait pas. Encore fallait-il convaincre des familles de venir s’y installer. La charte de fondation accordait donc aux nouveaux habitants des droits ainsi que des avantages fiscaux et fonciers.

Basques et Gascons sont venus peupler cette nouvelle ville. Les habitants bénéficiaient notamment du statut d’hommes libres, un privilège loin d’être anodin au Moyen Âge. La Bastide-Clairence faisait même partie des cinq communautés auxquelles les Fors et Coutumes du royaume de Navarre reconnaissaient le statut de ville. Son plan témoigne encore de cette création organisée.

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La place des Arceaux, le cœur de La Bastide-Clairence

La visite commence naturellement par la place des Arceaux. Comme dans les autres bastides médiévales, la place centrale avait une fonction essentielle : c’était ici que se déroulaient les marchés, les échanges commerciaux et une partie de la vie publique.

Sa forme rectangulaire et ses arcades sont toujours parfaitement visibles. Regardez aussi les maisons qui l’entourent. Elles mêlent des influences labourdines et navarraises, avec leurs façades blanchies à la chaux, leurs colombages et leurs volets colorés.

La disposition du village n’a rien d’aléatoire. Son plan en damier a été pensé dès sa création, avec une rue principale descendant vers l’ancien port fluvial.

Une petite ville autrefois beaucoup plus animée

Difficile de l’imaginer en parcourant aujourd’hui ses rues tranquilles, mais La Bastide-Clairence a connu une activité économique importante : marchés, foires, travail du fer et bonneterie ont contribué à sa prospérité pendant plusieurs siècles.

On y trouvait notamment des cloutiers et, plus tard, des fabricants de bérets.

Cette tradition artisanale explique aussi pourquoi la commune a décidé, à partir des années 1980, d’encourager à nouveau l’installation d’artisans d’art. L’artisanat que l’on découvre aujourd’hui dans les rues n’est donc pas seulement destiné aux visiteurs. Il prolonge une histoire beaucoup plus ancienne.

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption et son étonnant cimetière-préau

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption fait partie des visites à ne pas manquer. Construite peu après la fondation de la bastide puis largement reconstruite au XVIIIe siècle, elle possède les tribunes de bois typiques des églises du Pays basque.

Mais avant même d’entrer, regardez autour de vous. L’église est entourée d’un vaste auvent sous lequel sont regroupées de nombreuses dalles funéraires. Il s’agit du premier cimetière du village. Cette organisation forme ce que l’on appelle un cimetière-préau, l’une des curiosités patrimoniales de La Bastide-Clairence.

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Le bénitier des cagots, une histoire beaucoup moins connue

À l’intérieur de l’église se trouve un détail que l’on peut facilement manquer si personne ne nous en explique l’histoire. La Bastide-Clairence comptait autrefois parmi ses habitants des cagots. Pendant des siècles, ces populations chrétiennes ont été victimes de discriminations dans plusieurs régions du Sud-Ouest de la France.

À La Bastide-Clairence, ils vivaient à l’écart et devaient porter sur leurs vêtements un signe distinctif représentant une patte d’oie. La séparation se poursuivait jusque dans l’église. Ils disposaient d’une entrée particulière, devaient rester à l’écart des autres fidèles et utilisaient leur propre bénitier, par peur qu’ils ne souillent l’eau bénite utilisée par le reste de la population.

Ce bénitier est toujours visible aujourd’hui. Derrière ce simple objet se cache donc une page assez sombre de l’histoire locale.

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Le cimetière juif, autre singularité de La Bastide-Clairence

À quelques pas du cimetière chrétien se trouve un autre lieu particulièrement intéressant. Au XVIIe siècle, des familles juives originaires de la péninsule Ibérique viennent s’installer à La Bastide-Clairence après avoir fui les persécutions et l’Inquisition.

Une véritable communauté se constitue dans le village. Elle possédait son propre cimetière et entretenait des liens avec d’autres communautés juives européennes, notamment celle d’Amsterdam. Le cimetière israélite de La Bastide-Clairence pourrait même avoir été le premier cimetière acquis par les Juifs portugais dans la région, voire en France. La plus ancienne tombe actuellement documentée date de 1620 et la dernière de 1785.

Les premières sépultures sont celles de marranes, ces Juifs convertis officiellement au christianisme mais continuant à pratiquer leur religion en secret. À partir de 1659 apparaissent sur les pierres des prénoms hébraïques et des dates utilisant le calendrier juif.

La communauté décline progressivement au XVIIIe siècle et de nombreuses familles quittent La Bastide-Clairence après la Révolution. L’histoire du lieu connaît un dernier épisode beaucoup plus sombre : le cimetière est profané par les troupes allemandes en 1941.

Il est aujourd’hui protégé au titre des Monuments historiques.

Un ancien jeu de paume devenu trinquet

Autre curiosité du village : le trinquet Gartxot, installé rue Notre-Dame. Avant d’accueillir des parties de pelote basque, le lieu était consacré au jeu de paume, sport très ancien dont dérive notamment le tennis moderne.

Sa particularité est exceptionnelle : La Bastide-Clairence le présente comme le plus vieux jeu de paume encore en activité. Une étude réalisée sur les bois de sa charpente a en effet permis d’en dater certains de 1513. Le bâtiment a toutefois connu plusieurs évolutions au cours de son histoire : la notice des Monuments historiques mentionne notamment des travaux au XIXe siècle et un agrandissement vers 1900, période à laquelle le jeu de paume a été transformé en trinquet.

Malgré ces transformations, le lieu a conservé des caractéristiques anciennes, notamment ses proportions et des dalles de pierre situées sur les côtés de la salle, probablement d’origine.

On y pratique encore aujourd’hui la pelote basque à main nue, la pala-ancha mais aussi le jeu de paume, ce qui rend l’endroit particulièrement rare. Le trinquet est par ailleurs inscrit au titre des Monuments historiques depuis 2011.

Une source à laquelle on prêtait des pouvoirs de guérison

La Bastide-Clairence possède aussi son histoire de source miraculeuse. Pendant des siècles, une croyance locale attribuait à cette eau des vertus pour soulager les maladies de peau et certaines affections des yeux. Sa réputation dépassait le simple cadre du village et attirait des visiteurs venus chercher les bienfaits supposés de cette source.

La Bastide-Clairence possède aussi son histoire de source miraculeuse. Pendant des siècles, une croyance locale attribuait à cette eau des vertus pour soulager les maladies de peau et certaines affections des yeux.

Sa réputation dépassait le simple cadre du village et attirait des visiteurs venus chercher les bienfaits supposés de cette source.

Comme souvent avec ce type de tradition, il est difficile de distinguer aujourd’hui ce qui relève du fait historique et ce qui appartient à la légende. Mais cette croyance a suffisamment marqué la mémoire locale pour que la source reste encore aujourd’hui l’une des curiosités à connaître lorsque l’on s’intéresse à l’histoire de La Bastide-Clairence.

La Chapelle Notre-Dame de Clairence

C’est sur ce site que M. Iribarne, un habitant de La Bastide-Clairence et propriétaire du terrain, fit construire en 1886 la chapelle Notre-Dame de Clairence à l’occasion du mariage de sa fille. Une origine assez inattendue pour un édifice qui ressemble à première vue à une petite chapelle de pèlerinage.

Cédée à l’évêché en 1938, puis progressivement dégradée, la chapelle fut finalement rachetée par la commune en 1999 pour un franc symbolique. Une association créée quelques années plus tard s’est alors mobilisée pour sa sauvegarde et sa restauration.

La Bastide-Clairence, village d’artisans

L’artisanat fait véritablement partie de l’identité de La Bastide-Clairence. Labellisé Ville et Métiers d’Art, le village accueille aujourd’hui plusieurs artisans, artistes et créateurs qui travaillent des univers très différents : céramique, verre, bois, bijoux, peinture, encadrement d’art ou encore fabrication et restauration d’instruments de musique. Une tradition qui n’est d’ailleurs pas nouvelle puisque l’artisanat participait déjà autrefois à la prospérité de la bastide.

L’intérêt est que l’on peut pousser la porte de plusieurs ateliers en se promenant dans le village. Parmi eux, le verrier d’art Jacques Pineau réalise des pièces en verre émaillé et fusionné, des vitraux ou encore des objets décoratifs ; son travail est notamment visible à la Maison Kolore, près de l’église. La luthière Xabina Larralde, installée à la Grange Darrieux, fabrique, répare et restaure des guitares et des instruments anciens. On peut également découvrir les créations de bijoux de l’atelier Oumah, sous les arcades, ainsi que le travail de la céramiste Éliane Monnin, elle aussi installée dans le village.

Lors de ma dernière visite, j’ai également découvert le travail de Christine Thépénier, de l’association Sages comme des sauvages. Elle pratique la vannerie en utilisant notamment des fibres végétales sauvages et différentes techniques de tressage pour créer des formes très organiques.

Si vous aimez les objets artisanaux, regardez donc les ateliers ouverts pendant votre promenade.

La Fabrique de Chocolat 1903

Autre adresse à connaître : La Fabrique de Chocolat 1903, installée dans l’ancien moulin. L’histoire familiale débute au début du XXe siècle. En 2023, Gabriel a relancé l’activité de chocolaterie créée par son arrière-arrière-grand-père en 1903, exactement 120 ans plus tôt. Il utilise les mêmes recettes que son ancêtres mais également l’emballage originel.

Un musée (7 euros l’entrée de la visite libre) retrace cette histoire et présente notamment d’anciennes machines liées à la fabrication du chocolat. On y découvre la transformation du cacao en chocolat au travers d’une visite ludiques et sensorielles.

Bien évidemment, difficile de ne pas craquer en se baladant dans la boutique ! Pour l’avoir goûté, le chocolat noir est excellent ! On peut également déguster un bon chocolat chaud, un thé ou une glace faite « maison » en terrasse, c’est particulièrement agréable.

Sur place, le parking gratuit permet de vous garer sans difficulté.

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La Fabrique de Macarons de la Maison Berthold

Rue Notre-Dame, La Fabrique de Macarons – Maison Berthold est une autre adresse gourmande à ne pas manquer. Christophe Berthold y perpétue une fabrication artisanale inspirée de recettes anciennes, avec des macarons dressés à la main à la poche à douille. La maison travaille notamment à partir de fruits secs pilés, moulus ou râpés et n’ajoute ni farine, ni colorant, ni conservateur.

On y retrouve plusieurs parfums, parmi lesquels l’amande, la noisette, la noix de coco ou encore noix de coco-chocolat. L’une des associations les plus originales reste le macaron amande, chocolat et piment d’Espelette, qui mêle la douceur de l’amande et du chocolat à une note légèrement relevée typiquement basque.

L’intérêt de l’adresse ne s’arrête pas à la dégustation. L’atelier de La Bastide-Clairence peut se découvrir en visite libre pendant sa période d’ouverture, du 1er mars au 31 octobre. On peut y observer la fabrication, en apprendre davantage sur l’histoire du macaron au Pays basque et terminer par une dégustation gratuite.

Des personnalités liées à La Bastide-Clairence

La Bastide-Clairence est également liée à plusieurs figures de l’histoire et de la culture basques. Parmi les plus importantes, Jean de Liçarrague, né à Briscous au début du XVIe siècle, exerça comme pasteur à La Bastide-Clairence et y mourut en 1601. Il est surtout connu pour avoir réalisé la première traduction du Nouveau Testament en langue basque, publiée en 1571, un texte majeur dans l’histoire de l’euskara.

Autre personnalité marquante, Jean-Baptiste Dasconaguerre s’installa dans le village comme notaire en 1841 avant d’en devenir le maire de 1851 à 1868. Écrivain et homme politique, il publia en 1870 Atheka-gaitzeko oihartzunak, généralement considéré comme le premier roman publié en langue basque.

Enfin, Yvonne Quesson est née à La Bastide-Clairence en 1923 avant de s’installer à Bardos. Couturière de métier, elle s’engagea dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale et reste l’une des figures locales associées à cette période.

Où manger à La Bastide-Clairence ?

Si vous souhaitez déjeuner au cœur du village, Les Arceaux bénéficie d’un emplacement difficile à battre, directement sur la place. La terrasse permet de profiter pleinement de l’ambiance de La Bastide-Clairence et les avis récents soulignent régulièrement la générosité des assiettes et le bon rapport qualité-prix. Comptez entre 20 et 30 € pour un menu adulte.

Autre possibilité, Iduki Ostatua, situé à l’entrée du village dans un cadre plus verdoyant. L’adresse est très bien notée et propose une cuisine traditionnelle et régionale, avec notamment un menu du jour à 16,50 € le midi en semaine et une carte située autour de 20 à 30 €. C’est probablement l’option la plus intéressante si vous recherchez un déjeuner d’un bon rapport qualité-prix.

La Bastide-Clairence reste un petit village et le choix de restaurants est limité. Mieux vaut donc vérifier les horaires et réserver, notamment le week-end ou pendant les vacances.

Combien de temps faut-il pour visiter La Bastide-Clairence ?

Comptez environ deux heures pour découvrir tranquillement le centre et ses principaux lieux. Le village se parcourt entièrement à pied et les distances sont courtes.

Quand visiter La Bastide-Clairence ?

La Bastide-Clairence se visite toute l’année, mais le printemps et le début de l’automne sont particulièrement agréables.

Si vous aimez les métiers d’art, regardez également le calendrier avant votre visite. Le village accueille chaque année en début septembre le Marché Céramique Pays Basque, qui réunit une cinquantaine de céramistes, ainsi que des ateliers, démonstrations et installations.

Où se garer à La Bastide-Clairence ?

Le centre historique est suffisamment petit pour tout faire à pied. Le plus simple est donc de laisser votre voiture à proximité du centre avant de rejoindre la place des Arceaux. Vous trouverez un parking sur la route d’Hasparren, face au chemin du Plissé.

Vous pourrez également passer par le Bureau d’Accueil Touristique situé sur la place des Arceaux pour récupérer un plan, connaître les ateliers ouverts et vous renseigner sur les visites guidées proposées à certaines périodes.

Que visiter autour de La Bastide-Clairence ?

À quelques minutes de La Bastide-Clairence, la laiterie artisanale Bastidarra mérite également le détour. Créée en 2010 autour d’un projet de valorisation du lait local, elle fabrique aujourd’hui des yaourts, fromages frais, crèmes desserts et autres spécialités à partir de lait de vache, de brebis et de chèvre provenant de fermes situées à moins de 20 km.

La laiterie possède aussi une boutique de produits régionaux où l’on retrouve toute la gamme Bastidarra, mais aussi des fromages à la coupe, de l’épicerie sucrée et salée, des confitures, des boissons, des conserves et différents produits artisanaux du Pays basque.

On peut également y découvrir les cosmétiques ONA COSMEHTIK, fabriqués notamment à partir du petit-lait de la laiterie. La boutique est située 35 allée des Barthes, ZA Etxecolu, 64520 Bardos, et dispose d’un petit espace café pour faire une pause gourmande.

Si vous souhaitez poursuivre votre journée, Cambo-les-Bains se combine facilement avec La Bastide-Clairence.Vous pourrez notamment y découvrir la Villa Arnaga, ancienne demeure d’Edmond Rostand et l’une de mes visites préférées dans cette partie du Pays basque.

→ À lire également : Visiter la Villa Arnaga à Cambo-les-Bains

Et si vous séjournez sur la côte :

→ Retrouvez également mon guide Que faire et que voir à Biarritz ?

Et vous ? Connaissez-vous La Bastide-Clairence ?

N’hésitez pas à commenter cet article, je vous répondrai avec plaisir.

Muxu.

Sandrine
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1 Commentaire

  1. Maryse
    11 septembre 2026 / 8 08 18 09189

    Merveilleux merci pour cette merveilleuse visite qui me rappel des souvenirs d une journée très agréable amitiés

Laissez un commentaire, je vous répondrai avec plaisir !

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