Lorsqu’on parle de bien-être, on pense immédiatement à une alimentation équilibrée, à une activité physique régulière, aux promenades au grand air ou à un sommeil réparateur. Toutes ces habitudes jouent évidemment un rôle essentiel. Elles nous permettent de préserver notre santé, de rester en forme et de nous sentir bien dans notre corps.
Il existe pourtant une autre forme d’hygiène de vie dont on parle beaucoup moins : celle qui concerne notre esprit. Nous sommes de plus en plus attentives à ce que nous mangeons : nous recherchons des aliments de qualité, limitons les produits ultra-transformés et essayons de composer des repas suffisamment variés. En revanche, combien d’entre nous prennent réellement le temps de choisir ce qui alimente leurs pensées ?
Notre esprit se construit aussi à partir de ce à quoi nous l’exposons. Les livres que nous lisons, les podcasts que nous écoutons, les conversations que nous entretenons, les personnes que nous rencontrons, les voyages que nous faisons modifient peu à peu notre façon de comprendre le monde.
À l’inverse, lorsque nos journées sont occupées par les mêmes habitudes et par un flux incessant de contenus très courts (les réseaux sociaux), notre attention est constamment sollicitée sans que notre réflexion soit véritablement approfondie. Nous pouvons avoir passé plusieurs heures à lire, écouter et regarder des informations sans être capables, le soir venu, de nous souvenir de ce qu’elles nous ont réellement apporté.
Prendre soin de son esprit ne signifie pas se transformer en intellectuelle, lire uniquement des essais difficiles ou rentabiliser chaque minute de son temps libre. Il s’agit simplement de continuer à apprendre, à observer, à questionner et à s’intéresser à ce qui existe au-delà de son quotidien, et c’est sans doute l’une des manières les plus agréables de rester curieuse, de nourrir sa réflexion et, tout simplement, de mieux vieillir.
Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour commencer !

Comment stimuler son cerveau après 50 ans
Pourquoi est-il important de stimuler son cerveau après 50 ans ?
Notre cerveau ne cesse pas brutalement d’évoluer une fois l’âge adulte atteint. Il conserve tout au long de la vie une capacité d’adaptation appelée neuroplasticité. Celle-ci lui permet de réorganiser certaines connexions et de mobiliser de nouveaux réseaux lorsque nous apprenons, répétons une compétence ou sommes confrontées à une situation inhabituelle. Cette capacité demeure présente avec l’âge, même si elle peut devenir moins rapide.
Nous n’apprenons évidemment plus tout à fait de la même manière qu’à 20 ans. Certaines fonctions, comme la vitesse de traitement de l’information, peuvent progressivement ralentir. En revanche, l’expérience nous apporte d’autres ressources : davantage de recul, une meilleure compréhension des situations, une capacité à établir des liens entre différentes informations et, souvent, une intelligence émotionnelle plus fine.
Les chercheurs utilisent également la notion de réserve cognitive. Elle désigne la capacité du cerveau à continuer de fonctionner efficacement malgré les changements liés à l’âge ou certaines atteintes cérébrales. Deux personnes présentant des modifications cérébrales comparables ne manifesteront donc pas nécessairement les mêmes difficultés au même moment.
Cette réserve se construit au fil de la vie grâce à plusieurs facteurs, parmi lesquels l’éducation, les activités intellectuelles, les expériences professionnelles, les relations sociales et certaines habitudes de vie. Elle ne correspond pas à un stock figé acquis pendant la jeunesse : continuer à apprendre, à se cultiver, à s’intéresser au monde qui nous entoure et à rester informé des évolutions de notre époque permet de solliciter nos capacités d’adaptation tout au long de la vie. Rester curieux et ouvert aux nouvelles connaissances contribue ainsi à entretenir cette réserve cognitive.
Cela ne signifie évidemment pas que lire, voyager, faire des mots croisés ou apprendre une langue protège avec certitude contre une maladie neurodégénérative. Les mécanismes de ces maladies sont bien trop complexes pour établir une telle promesse. Une vie intellectuellement et socialement active est néanmoins associée à un meilleur vieillissement cognitif.
La santé du cerveau dépend aussi d’un ensemble plus large comprenant l’activité physique, la qualité du sommeil, la santé cardiovasculaire et le maintien des relations sociales.
Il ne s’agit donc pas de multiplier les exercices de mémoire par obligation. Une activité est généralement plus stimulante lorsqu’elle demande de réfléchir, de progresser ou d’acquérir quelque chose de nouveau. Le meilleur choix reste celui qui éveille suffisamment notre intérêt pour que nous ayons envie de le pratiquer régulièrement.

1/ Retrouver le plaisir de lire
Lire nous impose un autre rythme. Alors que nous passons sans cesse d’une information à une image, puis à une notification, un livre nous demande de rester suffisamment longtemps attentive à une histoire ou une idée pour la comprendre réellement.
Un roman nous invite à imaginer des personnages, à suivre leur évolution et à entrer dans des vies parfois très éloignées de la nôtre. Une biographie permet de découvrir un destin dans toute sa complexité, un ouvrage consacré à l’histoire, à l’architecture, à la psychologie ou aux voyages élargit nos connaissances.
La lecture peut également nous faire changer de point de vue, nous donner envie de découvrir une époque, un pays ou un artiste, ou mettre des mots sur une émotion que nous n’arrivions pas à exprimer. Certains livres nous distraient simplement, tandis que d’autres continuent de nous accompagner longtemps après la dernière page.
Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de commencer par un grand classique ou un essai exigeant. L’important est de trouver les histoires qui nous donnent réellement envie de poursuivre. Les romans sensibles de Virginie Grimaldi, Aurélie Valognes ou Mélissa Da Costa séduisent aujourd’hui un large public. Les grandes fresques de Pierre Lemaitre permettent de renouer avec le plaisir des sagas familiales et historiques, tandis que les thrillers de Freida McFadden sont devenus particulièrement populaires auprès des amatrices de suspense.

Pourtant, bien que j’ai toujours aimé les livres, ces dernières années, j’ai peu à peu perdu l’habitude de lire régulièrement : un planning chargé, le manque de temps, de motivation… et des difficultés à rester concentrée sur ma lecture…
Les livres audio avec Nextory : une autre manière de renouer avec la lecture
J’ai donc cherché une autre façon de retrouver ce plaisir. C’est ainsi que les livres audio sont entrés dans mon quotidien grâce à l’application NEXTORY (lien affilié).
Mais c’est quoi au juste Nextory ? Nextory est une application de lecture par abonnement qui donne accès à un vaste choix de livres audio, de livres numériques et de magazines. Romans, polars, biographies, développement personnel, histoire, cuisine, voyages ou littérature jeunesse : le catalogue permet de varier facilement les lectures.

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J’ai ainsi pris l’habitude d’écouter des livres lorsque je marche, pendant mes déplacements en bus, en train, en avion ou en accomplissant certaines tâches ménagères comme le repassage. Une corvée ordinaire peut finalement devenir un véritable moment d’évasion.
Étonnamment, je suis encore plus absorbée par un livre audio que par un livre papier. Mon imagination fait tout le travail et je reste concentrée sur le récit du début à la fin.
Autre avantage : je découvre des auteurs que je n’aurais probablement pas achetés spontanément en librairie. Je peux commencer un roman lors d’une promenade, reprendre mon écoute le lendemain et passer facilement à un autre ouvrage lorsque le premier ne me captive pas.
J’ai terminé la saga des Sept Soeurs de Lucinda Riley et j’ai vraiment adoré ! J’ai donc enchainé avec La chambre aux papillons, La Rose de minuit et la lettre d’amour interdite. C’est exactement le genre de lecture que j’aime : de grandes histoires familiales, des secrets, des personnages attachants et des intrigues qui nous transportent dans d’autres époques et d’autres pays. Lucinda Riley était une romancière vraiment douée …
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Comment stimuler son cerveau après 50 ans
2/ Stimuler son cerveau avec des jeux de réflexion
Les jeux de réflexion sont une manière simple et agréable de solliciter son cerveau. Ils mobilisent selon les cas la mémoire, la logique, le vocabulaire, la concentration ou la capacité à élaborer une stratégie.
Les mots croisés et les mots fléchés nous obligent à rechercher des mots dans notre mémoire et enrichissent parfois notre vocabulaire. Le sudoku fait davantage appel à la logique et à l’attention. Les jeux comme le Scrabble, le Boggle ou le Motus demandent de manipuler rapidement les lettres et les mots, tandis que les échecs, les dames ainsi que certains jeux de cartes sollicitent l’anticipation et la stratégie. J’ai découvert depuis peu le Skyjo grâce à mes petites-filles et je vous le conseille.
Les puzzles sont également intéressants, ils demandent de repérer des formes, des couleurs et des détails tout en conservant une vision d’ensemble. Les jeux de logique, les énigmes, les casse-têtes ou encore les applications proposant de petits défis quotidiens permettent de varier les exercices.
L’essentiel est de choisir une activité suffisamment stimulante pour maintenir notre attention sans qu’elle devienne décourageante. Refaire toujours la même grille très facile par automatisme présente moins d’intérêt que d’alterner les jeux et d’augmenter progressivement leur difficulté.
Ces activités ne constituent évidemment pas une garantie contre le vieillissement cognitif. Elles permettent simplement de maintenir certaines capacités en éveil tout en partageant, pour certaines d’entre elles, de bons moments en famille ou entre amis.
3/ Choisir des podcasts qui nous apprennent réellement quelque chose
Les podcasts sont probablement l’une des façons les plus simples de stimuler sa curiosité sans bouleverser son emploi du temps. Il suffit d’enfiler des écouteurs pour enrichir une promenade, un trajet en train, quelques tâches ménagères ou même le temps passé dans la salle d’attente d’un médecin.
Il existe aujourd’hui des émissions sur pratiquement tous les sujets : histoire, psychologie, littérature, santé, nutrition, finances personnelles, voyages, mode, beauté, décoration ou gastronomie. Elles nous permettent d’écouter des médecins, des chercheurs, des historiens, des journalistes, des auteurs, des thérapeutes, des coachs parler de leur spécialité avec des mots accessibles.
J’écoute notamment Ménopause & Renaissance, animé par mon amie Isabel Kehr, qui reçoit des médecins et des experts dans différents domaines afin d’aborder la ménopause, le renforcement musculaire, la nutrition, le bien-être après 50 ans ou encore l’estime de soi.
Comment stimuler son cerveau après 50 ans
Les passionnées de mode peuvent découvrir les conversations de Loïc Prigent autour des créateurs et des coulisses de cet univers. Pour la beauté, Beauty Toaster, animé par Chantal Soutarson, permet de mieux comprendre les transformations de l’industrie cosmétique. Les émissions de François-Régis Gaudry sont, quant à elles, une formidable porte d’entrée vers la gastronomie, les producteurs et l’histoire des aliments.
L’objectif n’est pas d’écouter des contenus sérieux en permanence. Une émission légère peut évidemment nous divertir. Mais remplacer de temps en temps trente minutes de défilement automatique sur les réseaux sociaux par une conversation passionnante peut réellement changer la qualité de notre journée.
4/ Regarder des documentaires pour mieux comprendre le monde
Un bon documentaire ne se contente pas de nous montrer de belles images, il replace un lieu, un événement ou une découverte dans son contexte, donne la parole à des spécialistes et s’appuie sur des archives, des témoignages ou des recherches. Il peut ainsi nous aider à comprendre en une soirée un sujet que nous connaissions jusque-là de manière très superficielle.
Lorsque je prépare un voyage, j’ai systématiquement le réflexe de regarder un reportage consacré à la destination. Connaître l’histoire d’une ville, d’un pays, son architecture, ses traditions ou les événements qui ont façonné son identité change complètement la visite. Une maison, un quartier ou un paysage deviennent beaucoup plus intéressants lorsque l’on comprend ce qu’ils représentent.
Récemment, sur la chaîne France 3, le documentaire « Et Dieu créa la Côte d’Azur » m’a permis de découvrir en détail l’histoire de la Côte d’Azur. Je pensais connaître cette région mais finalement pas vraiment son passé. J’ai pu apprendre comment la Belle Époque, l’arrivée de riches familles britanniques et européennes, la construction des palaces et le développement du chemin de fer avaient progressivement transformé Nice, Cannes et les stations du littoral. Je vous le conseille, il est certainement possible de le voir en replay.

Où regarder de bons documentaires de voyage ?
Arte propose une rubrique entièrement consacrée aux voyages et aux découvertes, avec des reportages sur les traditions, les paysages, la gastronomie et les modes de vie à travers le monde. J’apprécie particulièrement Invitation au voyage, qui ne présente pas seulement une destination, mais la relie à un écrivain, un artiste, un événement historique ou une particularité culturelle. On découvre ainsi un lieu à travers ce qui a construit son identité.
Sur France 5, Échappées belles permet de découvrir une région, un pays grâce aux rencontres avec ses habitants, ses artisans et ceux qui font vivre son patrimoine. L’émission ne se limite pas aux paysages les plus connus et montre aussi la vie quotidienne, les spécialités locales et des endroits moins touristiques.
Ushuaïa TV s’adresse davantage aux passionnés de nature, d’aventure et de grands espaces. La chaîne diffuse des expéditions, des films consacrés aux océans, aux fleuves, aux forêts ou aux régions polaires. Des programmes comme Au bout, c’est la mer suivent par exemple le cours de grands fleuves afin de découvrir les territoires et les populations qui vivent sur leurs rives.
National Geographic constitue une autre référence pour les voyages, l’exploration, les animaux, l’environnement et les civilisations. Ses documentaires associent souvent des images spectaculaires à des explications scientifiques ou historiques. Ils permettent de découvrir un territoire tout en comprenant sa géographie, son écosystème ou son patrimoine.
Enfin, RMC Découverte propose des émissions plus accessibles et parfois plus divertissantes, notamment J’irai dormir chez vous, qui repose sur les rencontres improvisées d’Antoine de Maximy avec les habitants des pays qu’il traverse. Le ton est différent d’un documentaire classique, mais l’émission permet souvent d’observer une destination loin des circuits touristiques habituels.
Quelles chaînes regarder pour devenir incollable en histoire ?
Histoire TV diffuse des documentaires consacrés aux grandes civilisations, aux conflits, aux familles royales, à la politique et aux événements qui ont transformé les sociétés. La chaîne propose également des débats avec des historiens, ce qui permet d’aller au-delà du simple récit chronologique.
Toute l’Histoire s’intéresse aussi bien à l’histoire de France qu’à celle du reste du monde. On y trouve des séries sur les civilisations anciennes, les grands personnages, les guerres, les évolutions sociales ou les découvertes archéologiques.
RMC Découverte possède également un catalogue historique intéressant, avec des programmes sur l’Empire romain, les Incas, l’histoire de Paris ou la naissance des civilisations. Certains documentaires utilisent des reconstitutions, des images de synthèse et l’intervention d’archéologues ou d’historiens pour rendre les sujets plus accessibles.
5/ Voyager, même à quelques kilomètres de chez soi
Nous avons tendance à imaginer que seuls les grands voyages peuvent nous émerveiller. Pourtant, il n’est pas toujours nécessaire de prendre un avion ou de disposer d’un budget important pour faire une véritable découverte.
Je le constate régulièrement au Pays basque. Beaucoup de visiteurs connaissent Biarritz, Saint-Jean-de-Luz ou San Sebastián, mais passent parfois à côté de lieux étonnants situés à moins de deux heures.
San Juan de Gaztelugatxe, sur la Côte Basque espagnole, ne se résume pas à son panorama spectaculaire. Son ermitage, son pont de pierre et son histoire en font un lieu qui mérite le détour. Les Bardenas Reales offrent un paysage semi-désertique totalement inattendu, façonné par l’érosion. Les falaises, les plateaux et les formations rocheuses donnent parfois l’impression d’avoir quitté l’Europe.

Comment stimuler son cerveau après 50 ans
Du côté français, la passerelle d’Holzarte offre une manière particulièrement impressionnante de découvrir les paysages de la Soule. Le château de Laàs, situé dans le Béarn abrite le musée Serbat et une remarquable collection de mobilier, de tableaux, de tapisseries et d’objets d’art évoquant le raffinement du XVIIIe siècle.
Pour découvrir le Pays Basque autrement, il est également possible de partir en randonnée avec un âne porteur sur les hauteurs d’Espelette ou de parcourir à cheval les sentiers situés au pied de La Rhune.
Plus inattendue encore, la Marche des Sorcières relie Sare à Zugarramurdi à travers les forêts et les grottes, tout en retraçant l’histoire des procès de sorcellerie du XVIIᵉ siècle. Autant d’expériences peu connues qui permettent d’associer nature, patrimoine, traditions locales et de passer un bon moment en famille.
6/ Choisir un musée qui éveille réellement notre curiosité
À mes yeux, le Louvre est tout simplement le plus beau musée du monde. Installé dans l’ancien palais des rois de France, il déploie ses collections sur plus de 73 000 m² et présente environ 30 000 œuvres, parmi près de 500 000 confiées à sa garde. On peut y admirer des chefs-d’œuvre mondialement connus, comme la Joconde de Léonard de Vinci, la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo, le Scribe accroupi ou encore Le Radeau de la Méduse. Cette richesse explique pourquoi une seule visite ne suffit pas : chaque aile, chaque époque et presque chaque salle pourraient à elles seules justifier plusieurs heures de découverte.
À Nîmes, le musée de la Romanité est également très intéressant. Situé face aux arènes, il permet de comprendre comment la présence romaine a transformé le territoire, l’architecture et la vie quotidienne des habitants. Les objets archéologiques, les mosaïques, les reconstitutions et les dispositifs multimédias rendent le parcours particulièrement accessible, même lorsque l’on connaît peu cette période.
Beaucoup plus inattendu, le musée Robert Tatin, à Cossé-le-Vivien en Mayenne, est une œuvre à part entière. L’artiste a transformé sa maison et son jardin en une immense création peuplée de statues monumentales, de bas-reliefs et de références aux mythes et aux civilisations du monde.
À Calais, la Cité de la dentelle et de la mode permet de découvrir un patrimoine textile souvent méconnu. Installée dans une ancienne usine, elle explique l’évolution de la dentelle, depuis le travail manuel jusqu’aux imposants métiers Leavers utilisés pour produire les étoffes destinées à la lingerie, au prêt-à-porter et à la haute couture.
La Cité internationale de la tapisserie d’Aubusson est tout aussi surprenante. Son parcours ne se limite pas aux tapisseries anciennes : il montre les différentes étapes de fabrication et la manière dont ce savoir-faire vieux de plusieurs siècles continue d’inspirer les artistes contemporains.
L’objectif d’une après-midi au musée n’est pas de tout voir ni de tout retenir. Une visite réussie peut simplement nous permettre d’en savoir plus sur l’oeuvre d’un peintre, un sculpteur, un écrivain et mieux comprendre une époque.



Comment stimuler son cerveau après 50 ans
Ma dernière découverte culturelle
J’ai récemment participé à la visite Biarritz en mode haute couture, animée par Nathalie Beau de Loménie, petite-fille de la couturière Germaine Long-Savigny qui a créé sa propre Maison de haute couture à Biarritz et parallèlement à Paris et autrice de Biarritz & la mode. Pendant plus de deux heures, elle nous a raconté comment Biarritz est devenue une destination incontournable dans l’histoire de l’élégance et de la haute couture.
Au fil de la promenade, nous avons découvert les lieux fréquentés par Coco Chanel, Cristóbal Balenciaga, Jean Patou ou Jeanne Lanvin. Nathalie nous a également expliqué comment les bains de mer, les Années folles, l’arrivée d’une clientèle aristocratique et le développement des loisirs avaient fait évoluer la mode et les habitudes vestimentaires.
J’ai trouvé ce circuit VIP passionnant. Il m’a permis d’apprendre de nombreuses anecdotes et de mieux comprendre l’histoire de demeures devant lesquelles je passe pourtant régulièrement.

Comment stimuler son cerveau après 50 ans
7/ Apprendre une nouvelle compétence sans chercher à devenir experte
Notre cerveau apprécie la nouveauté mais il n’a pas besoin que nous devenions expertes dans chaque domaine abordé. On peut simplement choisir un sujet qui nous intéresse et lui consacrer quelques semaines, le temps d’en comprendre les bases.
On peut apprendre à restaurer un meuble chiné, reconnaître les différents bois, retirer un ancien vernis ou remplacer une poignée. Un atelier d’encadrement, de reliure, de mosaïque ou d’art floral permet de découvrir des gestes précis tout en repartant avec un objet réalisé soi-même.
Pourquoi ne pas apprendre à utiliser une boussole avant une randonnée ou se familiariser avec la langue des signes. Une initiation à l’œnologie permet, quant à elle, de mieux reconnaître les arômes et les cépages, sans avoir besoin de devenir spécialiste.
La musique constitue également un formidable terrain de découverte. Apprendre quelques accords de guitare, reprendre le piano, rejoindre une chorale ou s’initier aux percussions demande de coordonner l’écoute, la mémoire et les gestes.
D’autres apprentissages peuvent être immédiatement utiles : suivre une formation aux premiers secours puis s’inscrire comme citoyen sauveteur sur l’application gratuite Staying Alive. Lorsqu’un arrêt cardiaque est signalé au SAMU ou aux sapeurs-pompiers, les volontaires géolocalisés à proximité peuvent recevoir une alerte et être guidés jusqu’à la victime avant l’arrivée des secours. Selon la situation et leur niveau de formation, ils peuvent commencer ou poursuivre le massage cardiaque, ou aller chercher l’un des défibrillateurs indiqués sur la carte de l’application.
L’intérêt ne réside pas dans la performance. Il suffit de donner une direction à l’apprentissage choisi et de mesurer progressivement ses progrès.
8/ Apprendre au contact des autres
Il existe une manière particulièrement vivante de nourrir son esprit : écouter celles et ceux qui possèdent un savoir, une expérience ou une passion différente des nôtres.
Un jardinier peut nous expliquer comment faire des boutures ou pourquoi et comment tailler ses arbres, un passionné de voitures anciennes peut nous expliquer en détail l’histoire d’un modèle iconique, un historien peut transformer une vieille bâtisse en véritable récit. Lorsqu’une personne connaît parfaitement son sujet, elle réussit à transmettre son enthousiasme et à nous intéresser à un domaine que nous pensions pourtant très éloigné de nos préoccupations.
Les conférences offrent justement l’occasion d’approfondir un sujet en compagnie d’un spécialiste. Les musées, les médiathèques, les librairies, les associations culturelles et les universités populaires organisent régulièrement des rencontres avec des chercheurs, des médecins, des écrivains, des historiens, des artistes ou des explorateurs. Contrairement aux contenus très courts, une conférence laisse le temps à l’intervenant de replacer les faits dans leur contexte, d’expliquer son raisonnement et de répondre aux questions du public.
Lorsque l’on ne peut pas se déplacer, il existe également d’excellentes ressources gratuites en ligne. Le Collège de France met en accès libre les enregistrements de la majorité de ses cours, séminaires, colloques et conférences. On peut y écouter des spécialistes reconnus parler d’histoire, d’archéologie, de littérature, de médecine, de neurosciences ou de sciences politiques. Ses enseignements en présentiel sont également gratuits et ouverts à tous, dans la limite des places disponibles.
Canal-U, la plateforme audiovisuelle de l’enseignement supérieur et de la recherche, propose elle aussi gratuitement des conférences, des cours, des entretiens, des colloques et des podcasts produits par des universités et des organismes scientifiques. La Cité des sciences et de l’industrie permet de voir ou d’écouter en replay des rencontres sur le cerveau, la santé, l’environnement, les technologies, l’Univers ou les sciences humaines. Enfin, l’Espace des sciences de Rennes rassemble plusieurs centaines de conférences en vidéo et en audio présentées par des chercheurs et des spécialistes.
Les conférences peuvent également nous aider à mieux prendre soin de nous. La Cité de la santé met gratuitement en ligne de nombreuses rencontres animées par des médecins, des chercheurs et des professionnels. On peut notamment y découvrir des conférences sur les effets du bruit et de la lumière sur le sommeil, les liens entre activité physique et repos, la nutrition après 50 ans ou encore les moyens de mieux vieillir.
9/ Écrire pour organiser ses idées et conserver ses souvenirs
On évoque souvent les bienfaits de la lecture, mais beaucoup moins ceux de l’écriture. Écrire oblige à ralentir, à mettre de l’ordre dans ses pensées et à chercher le mot qui traduit précisément ce que l’on veut exprimer. C’est également une façon de conserver des détails que notre mémoire aurait fini par effacer.
Il n’est pas nécessaire d’écrire un livre, un simple carnet suffit. Nous pouvons y noter un souvenir de voyage, une recette transmise dans la famille, un restaurant aimé, une citation ou les petits bonheurs d’une journée. Avec le temps, ces pages constituent une véritable mémoire de notre vie.
Les ateliers d’écriture proposés par certaines médiathèques, associations ou librairies peuvent également aider à se lancer. Les exercices sont souvent beaucoup moins intimidants qu’on ne l’imagine : décrire un lieu, raconter un souvenir d’enfance, imaginer la suite d’une photographie ou rédiger le portrait d’une personne.
Écrire peut aussi devenir une manière de transmettre son histoire familiale. Le site français Entoureo accompagne celles et ceux qui souhaitent raconter leur parcours afin d’en laisser une trace à leurs enfants et petits-enfants. Des questions permettent de faire resurgir les souvenirs d’enfance, les rencontres, les métiers exercés, les voyages, les traditions ou encore les recettes familiales. Il est possible de répondre oralement ou d’écrire directement, d’ajouter des photos et un arbre généalogique, puis de recevoir son récit sous la forme d’un véritable livre.
Une belle façon de préserver des anecdotes qui risqueraient autrement de disparaître avec le temps.

Comment stimuler son cerveau après 50 ans
10/ Regarder moins de contenus, mais mieux les choisir
Notre esprit a, lui aussi, besoin d’une alimentation de qualité. Nous savons faire la différence entre un repas équilibré et un repas composé uniquement de produits ultra-transformés. Nous devrions apprendre à effectuer le même tri parmi les informations, les images et les discours auxquels nous nous exposons chaque jour.
Passer du temps sur les réseaux sociaux ou regarder une émission sans grand intérêt n’est évidemment pas un problème, nous avons aussi besoin de nous distraire. Mais lorsque ces contenus occupent une place trop importante dans notre quotidien, nous consacrons une grande partie de notre attention à des informations que nous oublions presque aussitôt.
Il ne s’agit pas de culpabiliser ni de transformer chaque moment de détente en activité intellectuelle. Il s’agit simplement de prendre davantage conscience de ce que nous regardons, lisons et écoutons, ces contenus influencent notre humeur, nos préoccupations, notre vision du monde et parfois même le regard que nous portons sur nous-mêmes.
Nous n’avons pas besoin de tout voir, de connaître chaque polémique ni de suivre toutes les tendances. Nous pouvons accorder davantage de temps aux sujets qui nous intéressent vraiment, nous élèvent et méritent d’être approfondis. À l’inverse, rien ne nous oblige à laisser une place excessive aux contenus qui nous abrutissent, appauvrissent notre réflexion ou occupent notre esprit sans rien lui apporter.
Nourrir son esprit ne consiste donc pas à consommer davantage de contenus mais à leur accorder notre attention avec plus de discernement.
La curiosité nous garde jeunes bien plus qu’on ne l’imagine
On entend souvent dire que l’âge est avant tout un état d’esprit. La formule est un peu facile mais elle contient une part de vérité.
Ce qui peut nous faire vieillir plus vite n’est pas seulement le temps qui passe, c’est aussi le moment où nous cessons de nous intéresser à ce qui nous entoure.
Lorsque nous pensons avoir tout vu, tout compris ou que plus rien ne mérite réellement notre attention, les journées perdent progressivement leur relief.
À l’inverse, les personnes qui continuent à s’émerveiller dégagent souvent une énergie particulière. Elles observent, posent des questions, découvrent de nouveaux lieux, s’intéressent aux autres générations et ne considèrent jamais qu’elles n’ont plus rien à apprendre. Jamais blasées, elles peuvent être surprises par une idée, un livre, un paysage, une rencontre ou une manière différente de voir le monde.
Cette curiosité nous maintient en mouvement. Elle nous pousse à sortir de nos habitudes, à revoir certaines certitudes et à ne pas réduire notre avenir à ce que nous connaissons déjà. Je trouve cela profondément inspirant, la curiosité donne assurément de l’élan.
Par où commencer pour nourrir davantage son esprit ?
Il n’est pas nécessaire de bouleverser son emploi du temps. On peut commencer par choisir un livre ou un podcast, prévoir une visite culturelle dans le mois ou consacrer quelques minutes par semaine à une activité nouvelle. L’important n’est pas d’en faire beaucoup mais de retrouver régulièrement le plaisir d’apprendre et de découvrir.
Prendre soin de son esprit est un vrai cadeau que l’on se fait. Nous consacrons beaucoup de temps à entretenir notre maison, notre jardin, notre santé ou notre apparence. Nous investissons volontiers dans de bonnes chaussures pour marcher confortablement, dans des soins pour notre peau ou dans une alimentation de qualité.
Pourquoi n’accorderions-nous pas la même attention à notre vie intérieure ?
Nourrir son esprit n’est pas une activité réservée à quelques personnes particulièrement cultivées. C’est une façon de continuer à grandir et à rester ouverte au monde, quel que soit notre âge. Bien vieillir ne consiste pas uniquement à préserver son corps, c’est aussi garder l’envie de comprendre, d’apprendre, de rencontrer, de réfléchir et de s’émerveiller.
Et vous, quelle est la dernière chose que vous avez apprise et qui vous a véritablement passionnée ?
Dites-moi tout en commentaire, je vous répondrai avec plaisir.
Muxu.

