La santé mentale des Français est l’un des sujets prioritaires du gouvernement en 2025 et quand on sait que près de 13 millions de personnes sont concernées par des troubles psychiques, il devient essentiel d’en parler ouvertement. Dans cet article, nous aborderons l’importance de prendre soin de sa santé mentale après 50 ans. Car cette période, souvent marquée par des changements personnels, professionnels et physiques, peut parfois bousculer nos repères intérieurs et nous plonger dans un état de tristesse, dépressif ou, plus grave encore, un burn-out.

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Prendre Soin De Sa Santé Mentale Après 50 Ans : Retrouver L’harmonie Intérieure
Il arrive un moment dans la vie où tout change de rythme. Non pas parce qu’on l’a choisi mais parce que le corps, le cœur et l’esprit nous soufflent qu’il est temps de s’écouter autrement. Passé 50 ans, nous sommes nombreuses à ressentir ce basculement intérieur : le quotidien évolue, les repères se déplacent, et, sans prévenir, des émotions enfouies depuis longtemps refont surface, comme pour nous rappeler qu’il devient essentiel de prendre soin de soi autrement.
C’est une période où tout semble se redéfinir. Le corps, parfois, devient un terrain d’inconnus : ménopause, sommeil perturbé, moral en dents de scie, fatigue, sensation de vide… Et pendant qu’on continue à rester debout, à gérer, à sourire, à rester performante, il arrive qu’à l’intérieur quelque chose vacille.
Longtemps, on a pensé que nous devions simplement “faire avec”. Aujourd’hui, on sait que la santé mentale est essentielle à tout âge et qu’il ne faut pas la négliger. En effet, il n’est jamais trop tard pour prendre soin de soi, s’autoriser à dire qu’on fatigue, qu’on ne va pas bien. Et surtout, en parler ! Ce n’est pas se plaindre : c’est commencer à se réparer.
Santé mentale après 50 ans : en parler, c’est déjà aller mieux
À la cinquantaine et plus, beaucoup de femmes se retrouvent à un carrefour de leur vie. Les repères changent : les enfants deviennent adultes, le couple traverse parfois une période difficile (on ne se comprend plus, la routine s’est installée, on découvre des tromperies), la maladie nous a touchée, le deuil aussi, les finances ne sont pas au beau fixe, le travail perd de son sens ou s’arrête brusquement suite à un licenciement ou à un départ à la retraite.
Et au milieu de tout cela, le corps se transforme sans prévenir. Les rides se creusent, la peau perd de sa fermeté, la prise de poids, les bourrelets et la cellulite s’installent… Certes, ce sont des marques de vie, des années vécues pleinement mais, dans une société qui glorifie la jeunesse et la performance, ces transformations sont parfois vécues comme une perte de jeunesse, de dynamisme, de désir et peuvent ébranler l’estime de soi.
On se surprend à ne plus se reconnaître tout à fait dans le miroir, à ressentir une forme de décalage entre ce qu’on est à l’intérieur, toujours jeune et vive, et cette image qui ne reflète plus tout à fait la même énergie.
Quant à la ménopause, les changements hormonaux n’aident pas non plus : les fluctuations d’œstrogènes influent sur la chimie du cerveau accentuant parfois l’anxiété, l’irritabilité ou la tristesse.
Et à cela s’ajoute le poids du regard social : celui d’une société qui valorise la jeunesse et peut reléguer les femmes matures au second plan.
Cette étape est délicate puisqu’elle survient après de nombreuses années consacrées en priorité aux autres.À cet âge, beaucoup de femmes ont donné sans compter : à leurs enfants, à leur famille, à leur travail, à leur ami(e)s. Elles ont appris à “tenir bon”, à ne pas se plaindre, à mettre leurs émotions de côté.
Mais un jour, sans vraiment savoir pourquoi, quelque chose se fissure. Le cœur se serre, le corps fatigue et les larmes montent sans prévenir…

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Quand la tristesse s’installe : dépression et burn-out, ces maux silencieux
Il y a des moments où tout devient si lourd que se lever le matin demande un effort colossal, même les petites choses du quotidien paraissent insurmontables. On minimise notre état pensant que c’est un passage à vide… on n’en parle à personne… on fait semblant par peur de ne pas être comprise ou d’inquiéter nos proches…
Et si c’était le signe d’une dépression ou d’un burn-out, deux troubles qu’on confond parfois mais qui traduisent la même chose : un épuisement profond du corps, du cœur et de l’esprit.
Le burn-out n’est pas réservé à un métier ou à un statut comme il n’est pas réservé aux femmes faibles. Il touche également les femmes fortes. Il guette celles qui, depuis trop longtemps, ont enfoui des émotions, portent tout sur leurs épaules : la charge mentale, les responsabilités, les attentes des autres… et parfois l’absence de reconnaissance.
Il se manifeste par une perte d’énergie, une irritabilité, une sensation d’être “vidée”. Tout devient mécanique, sans saveur. On peut se sentir submergée par la tristesse avec des pleurs fréquents ou des larmes qui montent sans raison apparente. Le sommeil se dérègle : insomnie ou envie de dormir sans fin. L’appétit peut changer, les repas perdent leur goût. La concentration devient difficile, les décisions et les tâches les plus simples semblent insurmontables.
Parfois, il se transforme en dépression plus profonde : on ne ressent plus grand-chose, sinon de la fatigue, de la culpabilité, un grand vide intérieur ou un sentiment de désespoir. Les activités qui apportaient du plaisir ne font plus écho et l’isolement devient un refuge silencieux.
Pourquoi est-il essentiel de prendre soin de sa santé mentale ?
Prendre soin de sa santé mentale est essentiel, non pas seulement lorsqu’on traverse des difficultés mais parce qu’elle constitue la base de notre bien-être et de notre équilibre global. Une santé mentale solide nous permet de prendre les bonnes décisions, d’avancer sereinement, de rester connectée à nos émotions, à nos envies et de traverser les aléas de la vie avec plus de résilience.
Ignorer ses besoins psychiques peut peu à peu épuiser notre énergie, diminuer la confiance en soi et réduire notre capacité à éprouver de la joie, jusqu’à créer un sentiment de vide ou de détachement.

la santé mentale après 50 ans
Conseils pour réinventer sa santé mentale après 50 ans
C’est un âge où le corps, le cœur et l’esprit réclament plus de douceur, plus de vérité et surtout plus de sens. On prend conscience que le temps passe vite et qu’il faut absolument relativiser et profiter de la vie pour ne rien regretter.
Après des décennies passées à jongler entre les obligations, on réalise que le plus beau cadeau qu’on puisse se faire, c’est la paix intérieure. Et pour la trouver, il faut investir en soi, dans sa qualité de vie et dans sa capacité à savourer chaque moment. C’est reconnaître que notre bien-être psychique n’est pas accessoire, mais fondamental pour avancer avec sérénité.
Accepter d’être vulnérable et demander de l’aide
Pendant trop longtemps, on a appris à serrer les dents. Mais on peut s’autoriser à enfin laisser tomber l’armure. Dire qu’on se sent fatiguée, seule, perdue parfois, il n’y a aucune honte à demander de l’aide à un professionnel de la santé mentale que ce soit un psychiatre, un psychothérapeute, un psychanalyste ou un psychologue.
1/ Le psychiatre
Le psychiatre est un médecin. Après des études de médecine, il s’est spécialisé en psychiatrie. Il est donc habilité à poser un diagnostic médical, à prescrire des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères, etc.) et à suivre le patient sur le plan clinique.
2/ Le psychologue
Le psychologue a fait des études universitaires en psychologie (au moins 5 ans). Il n’est pas médecin, donc ne prescrit pas de médicaments. Son rôle est d’écouter, comprendre et accompagner la personne à travers un travail sur les émotions, les pensées et les comportements.
Il peut utiliser différentes approches (TCC : thérapie cognitivo-comportementale, psychologie positive, thérapie systémique, etc.).
3/ Le psychanalyste
Le psychanalyste s’appuie sur les théories de Sigmund Freud. Il n’existe pas de diplôme d’État de psychanalyste, mais la plupart ont une formation universitaire en psychologie, psychiatrie ou philosophie.
La psychanalyse consiste à explorer l’inconscient, les expériences d’enfance, les rêves, les désirs refoulés…
4/ Le psychothérapeute
Le psychothérapeute est un titre protégé (depuis 2010 en France). Il désigne un professionnel ayant suivi une formation spécifique à la psychothérapie et validée par l’État. Il peut être psychologue, psychiatre ou autre professionnel de santé ayant obtenu cette spécialisation.
Le psychothérapeute aide la personne à modifier certains comportements ou pensées, à mieux se comprendre et à retrouver un équilibre émotionnel, à travers différents courants : TCC, thérapie humaniste, analytique, systémique, etc.

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Stop à la performance à tout prix
Depuis des décennies, on apprend aux femmes à tout gérer sans flancher. Être performante au travail, présente pour la famille, soignée, organisée, souriante pour prouver sa valeur et ne pas décevoir.
Résultat : une pression permanente qui épuise le corps et l’esprit.
Reconnaître cette pression, accepter qu’on ne peut pas toujours être au top, se libérer de ce besoin de faire toujours tout parfaitement bien, comprendre qu’on n’est pas une machine mais bien un être humain, c’est la clé pour éviter l’épuisement émotionnel et préserver sa santé mentale, tout en retrouvant le plaisir d’être pleinement soi-même au quotidien.
Quand le travail devient toxique : agir pour se protéger
Le harcèlement au travail, qu’il soit moral, verbal ou physique, laisse des traces bien au-delà du bureau. Un salarié sur trois a déjà été victime d’harcèlement au travail. C’est énorme quand on y pense …
Subir des critiques incessantes, des humiliations, des situations ou des pressions injustifiées peut provoquer stress chronique, anxiété, dépression et perte de confiance en soi. Les victimes se retrouvent souvent isolées, culpabilisées et épuisées, tant sur le plan émotionnel que physique.
À long terme, ces expériences peuvent fragiliser profondément la santé mentale, affecter le sommeil, l’appétit et même la résistance aux maladies.
Il est essentiel de reconnaître qu’aucune situation de harcèlement n’est acceptable, de chercher un environnement de travail sain (en décidant de négocier un licenciement) et, surtout, de dénoncer ces comportements afin de se protéger et de protéger les autres.
Éviter l’isolement
Le confinement a profondément modifié les habitudes sociales. Beaucoup de personnes ont découvert, parfois pour la première fois, le calme, le confort ou la sécurité que procure le fait de rester chez soi. Travailler à distance, éviter les déplacements en voiture et ne plus emprunter les transports en commun, passer du temps seul ou en petit comité est devenu une nouvelle normalité.
Lire aussi Pourquoi c’est bien de rester chez soi ? Tout sur le Nesting
Mais à force, cette habitude s’est installée : certaines personnes ont perdu le réflexe ou même l’envie de sortir, de voir du monde, de participer à des activités sociales. Pour certains, c’est devenu un choix assumé, un mode de vie plus tranquille. Pour d’autres, cela a renforcé l’anxiété sociale, la peur du regard des autres ou simplement la fatigue mentale liée à la vie en société.
S’isoler de temps en temps peut faire du bien mais quand cela dure et que ça devient une habitude, les effets sur la santé mentale deviennent réels.
Sans échanges, le cerveau tourne en boucle, les pensées s’assombrissent et le moral chute. Le cerveau humain a besoin d’échanges pour relativiser, pour équilibrer ses émotions. Sans cela, les ruminations prennent souvent le dessus.
Le manque de lien social diminue aussi certaines hormones du bien-être comme la sérotonine et la dopamine. Le manque d’interactions peut donc littéralement influencer la chimie du cerveau : fatigue, anxiété, perte d’énergie voire symptômes dépressifs peuvent apparaître ou s’aggraver. Peu à peu, on se sent vide, fatigué, inutile.
Il est essentiel de rompre ce schéma, le lien humain reste un vrai soin pour l’esprit.

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S’intéresser au développement personnel
La lecture de livres de développement personnel peut être un véritable soutien pour préserver sa santé mentale. Ces ouvrages invitent à la réflexion, à mieux se connaître, à comprendre ses émotions et à changer son regard sur les épreuves de la vie.
Ils offrent des outils concrets pour apprendre à gérer le stress, cultiver la gratitude, renforcer l’estime de soi ou encore retrouver du sens dans son quotidien.
Choisissez un livre qui résonne avec votre situation actuelle (estime de soi, fatigue mentale, charge mentale, etc.).
– Lisez activement : prenez des notes ou surlignez les passages qui vous intéressent,
– Appliquez au moins un ou deux conseils qui vous parlent pour ressentir l’impact,
– Accompagnez la lecture d’actions concrètes : marche, méditation, pauses, rendez-vous thérapeutiques.
Vous trouverez dans cette liste des livres sur le développement personnel considérés comme des classiques du genre.
Se libérer des blessures du passé
On croit souvent que le temps efface les blessures, mais en réalité, il ne fait que les enfouir plus profondément. Les traumatismes d’enfance, les injustices vécues, les humiliations laissent des traces invisibles qui, un jour ou l’autre, refont surface. Ces émotions enfouies doivent trouver la place pour se faire entendre, c’est important.
Il ne faut pas en avoir honte ni chercher à les étouffer une fois de plus. En parler à un médecin, un thérapeute permet de libérer ce trop-plein de douleur.
Certes, ce n’est jamais un moment facile. Raconter ses souffrances ravive souvent la tristesse et il faut un immense courage pour oser le faire. Ces blessures feront toujours partie de nous, rien ne pourra les effacer complètement, mais les reconnaître, les accueillir et les exprimer, c’est déjà un début de guérison. C’est la clé pour avancer plus légère, plus apaisée et renouer enfin avec une forme de paix intérieure.
Redéfinir sa place, se retrouver autrement
Le plus grand défi à relever pour avancer dans la bienveillance est d’oser se redécouvrir.
Certaines renouent avec la créativité, d’autres trouvent dans la nature, la musique, l’activité physique, la méditation et la spiritualité ou les amitiés sincères une nouvelle forme d’équilibre. Moi j’ai décidé de réaliser un de mes rêves (et certainement relever un défi) : créer un blog lifestyle afin de partager, avec des femmes de ma génération, des conseils mode, beauté et bien-être, des bons plans et des moments de vie.
Depuis 9 ans, écrire chaque jour, échanger avec des lectrices m’apporte énormément et je remercie la vie de m’avoir guidée vers ce chemin…
Je m’intéresse également de plus en plus au développement personnel et j’ai d’ailleurs démarré un accompagnement avec Florence Chagneux, experte minceur spécialisée dans la perte de poids naturelle à la ménopause. Elle intègre notamment les neurosciences et s’est formée auprès de Florence Ansar (Paris), ce qui apporte une vraie valeur ajoutée à sa méthode et la rend à la fois plus complète et plus pertinente.
Son objectif ? Vous aider à perdre du poids naturellement, sans frustration ni régimes drastiques. Pour réussir ce challenge, Florence propose des solutions simples, adaptées à votre quotidien, pour vous aider à retrouver votre poids de forme de manière durable et alignée avec votre bien-être global.
Son approche bienveillante m’intéresse particulièrement et je vous en parlerai prochainement dans un article dédié à son programme « Méthode FC ».

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Agir pour soi et non pour les autres
Il est certain que de décider de se lancer dans un nouveau projet peut déstabiliser nos proches, on peut ne pas être comprise. Mais pourquoi devait-on renoncer à ces rêves sous prétexte qu’ils dérangent ou bousculent les habitudes des autres ?
Par peur de décevoir, beaucoup de femmes mettent de côté leurs nouvelles envies, leurs élans, leurs projets. Elles se censurent sans même s’en rendre compte, pour rester “raisonnables”, pour ne pas faire de vagues. Et pourtant, ce renoncement silencieux peut peser lourd. À force de vouloir rassurer tout le monde, on finit par s’éteindre un peu soi-même.
Nous sommes les actrices de notre propre vie et personne ne devrait nous faire douter du droit de nous choisir enfin, sans culpabilité. C’est en assumant pleinement ce choix que l’on redéfinit sa place, on retrouve ce sentiment profond d’épanouissement et de liberté.
Bouger pour se sentir vivante
Bouger c’est essentiel ! On ne parle pas de compétitions mais juste de plaisir. Marcher dans la nature, faire du Pilates en pleine conscience, nager, faire du vélo, danser seule dans son salon… tout cela réveille l’énergie vitale.
Bouger, c’est dire à son corps : “je t’écoute, je prends soin de toi”. Ce n’est plus une question de performance, c’est simplement une conversation bienveillante entre soi et son corps.
Créer des rituels qui nourrissent l’âme
Les rituels ne sont pas des habitudes mais des moments sacrés du quotidien. Prendre son petit-déjeuner en écoutant le chant des oiseaux, allumer une bougie le soir pour créer une ambiance cocooning, écrire sur son journal les choses positives qui nous sont arrivées dans la journée, méditer deux minutes en observant le ciel, lire un livre sur un sujet qui nous passionne… Ces petites actions changent tout parce qu’elles ramènent à la présence.
Ils rappellent que même dans une vie bien remplie, il existe des espaces de lenteur, de beauté, de silence. Ce sont ces moments qui, peu à peu, réparent le lien avec soi-même.
Stimuler l’esprit pour nourrir la joie
Le mental s’use quand il s’ennuie. Pour y remédier, il est essentiel de consacrer du temps à lire, écrire, faire des mots croisés, jouer au scrabble, écouter des podcasts sur des sujets qui nous intéressent, se former pour démarrer une nouvelle activité professionnelle, apprendre une langue, etc… tout cela réveille la curiosité et la confiance.
On n’est jamais “trop vieille” pour apprendre, pour créer, pour se réinventer. Certaines femmes reprennent des études à 50 ans, d’autres se lancent dans la peinture, la photo ou se découvrent conférencière ou coach et toutes témoignent de cette même renaissance intérieure : la joie d’être encore utile, capable, active.

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Choisir la qualité des relations plutôt que la quantité
À 50 ans, on devient plus sélective et c’est une bonne chose. Les amitiés superficielles ou les relations à sens unique n’ont plus leur place. C’est le moment d’entretenir des liens sincères avec des personnes qui élèvent, qui écoutent sans juger, qui font du bien simplement par leur présence.
Et parfois, cela signifie faire le tri. Laisser partir certaines relations n’est pas un échec : c’est un acte de bienveillance envers soi-même. L’amour, l’amitié, la famille, tout doit désormais rimer avec authenticité, respect et réciprocité.
Les relations toxiques n’ont plus de place dans une vie sereine et apaisée.
Lire aussi Pourquoi l’amitié est essentielle à notre équilibre après 50 ans ?
Apprendre à dire non
Apprendre à dire non, c’est un vrai challenge surtout pour une génération de femmes qu’on a souvent éduquée à “faire plaisir”. Mais à 50 ans et plus, on comprend que dire non, ce n’est pas refuser les autres : c’est se préserver.
C’est dire non aux proches qui abusent de notre gentillesse, aux sollicitations qui épuisent, aux obligations professionnelles, amicales ou familiales qui n’ont plus de sens… C’est aussi dire non à la culpabilité. Chaque “non” sincère ouvre un espace pour un “oui” plus juste : oui à la tranquillité, oui à la créativité, OUI À SOI.
Devenir sa priorité sans se justifier
Combien de femmes ont passé la moitié de leur vie à s’oublier ? Après 50 ans, on découvre le luxe de se placer en premier sur sa propre liste et sans excuses. Ce n’est pas de l’égoïsme comme peuvent le penser nos proches, c’est simplement de la survie émotionnelle. Et tant pis pour ceux qui ne comprennent pas notre décision. Après des années à donner, il est temps de se prioriser, de retrouver le calme, la sérénité et la joie de vivre.
La santé mentale n’est plus un sujet tabou
Après la tempête, il y a souvent un apaisement. Pas un retour en arrière mais une renaissance plus consciente, plus douce, plus ancrée. Les femmes qui traversent une dépression, un burn-out ou simplement le chaos intérieur de cette période de vie en ressortent souvent transformées. Elles ont compris l’importance de poser des limites, de courir après la performance, de ralentir le rythme, de toujours se choisir sans culpabilité.
Ce n’est plus l’âge des concessions mais celui de la réappropriation. Celles qui renaissent après avoir tout donné comprennent une chose essentielle : leur valeur ne dépend plus du regard des autres.
Elles ne cherchent plus à plaire mais à se plaire, c’est essentiel. Elles ne courent plus après le temps, elles choisissent comment le remplir le mieux possible pour préserver leur bien-être.
De plus en plus de femmes connues osent parler ouvertement de ce chemin. Pamela Anderson (58 ans) a avoué souffrir de dépression depuis plus de 20 ans. Pour réussir à aller de l’avant, elle a décidé de prendre soin d’elle et de ne plus tenir compte du regard extérieur. C’est ainsi que son image a radicalement changé : fini la fille sexy de Playboy, fini les dramas, la nouvelle Pamela s’assume sans make-up (ou très peu), elle s’est mise à l’écriture et au jardinage.
Michèle Bernier a longtemps souffert de dépression sans s’en rendre vraiment compte … Le suicide de sa maman a été une grande épreuve pour elle mais, malgré son chagrin immense, elle a continué à avancer dans sa vie de femme et de mère. Pourtant, après le décès de son papa, tout a basculé. Elle en parle avec franchise, pour rappeler que même les femmes fortes, drôles et lumineuses peuvent flancher.
Muriel Robin a traversé des années d’ombre, marquées par plusieurs épisodes dépressifs et un burn-out dont elle parle avec une grande transparence.
Michelle Obama a expliqué qu’en 2020, l’actualité tragique (les circonstances de la mort de George Floyd), mêlée à une pandémie de coronavirus inédite l’ont totalement chamboulée l’obligeant à faire le point sur la santé mentale.
Je vous conseille de regarder le documentaire « Santé mentale, briser le tabou » sur M6 REPLAY, plusieurs célébrités et anonymes se livrent sur leurs troubles mentaux.
la santé mentale après 50 ans
Conclusion : l’importance de prendre soin de sa santé mentale après 50 ans
Prendre soin de sa santé mentale, c’est avant tout un acte de respect envers soi-même. À partir de 50 ans, on a souvent traversé beaucoup de choses : les changements familiaux, professionnels, physiques ou émotionnels. Il est donc essentiel d’apprendre à écouter ce que l’on ressent, à ralentir quand le corps ou l’esprit le réclament et à s’autoriser à demander de l’aide sans honte ni culpabilité.
Cultiver une bonne santé mentale, ce n’est pas seulement éviter la dépression ou l’anxiété : c’est nourrir son équilibre intérieur, retrouver du sens et entretenir ce lien précieux avec soi-même et les autres. Qu’il s’agisse de marcher au grand air, de méditer, de lire, d’échanger, de consulter un professionnel ou simplement de s’accorder du temps, chaque geste compte.
Parce qu’au fond, prendre soin de son esprit, c’est aussi prendre soin de sa vie tout entière pour continuer à avancer, apaisée, confiante et pleinement vivante.
Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me donner votre avis, à partager votre expérience avec les lectrices, c’est un blog d’échanges dans la bienveillance.
Muxu.


Encore une chose que j’ai oublié de vous dire Sandrine… sincèrement vous êtes « une thérapeute « à distance.. ces conseils !
Auteur/autrice
Merci Hélène pour ce commentaire qui me touche ! j’essaie tout simplement d’aborder des sujets qui concernent les femmes de plus de 50 ans afin qu’elles ne se sentent pas seule face à des problématiques et que nous puissions également échanger sur le sujet. belle journée.
Sandrine… quel bel article! Vraiment on en avait toutes besoin , les unes plus que les autres. A 69 ans j’ai vraiment du après avoir pris ma retraite à 67 ans et toujours travaillé dans le commerce et finances me redéfinir car se retrouver seule « brusquement « plus d’horaires… c’était très pénible ! Maintenant mes journées sont bien programmées.. même au niveau équilibre alimentaire car on aurait tendance à même perdre l’envie de cuisiner sainement … alors là .. c’est la dépression garantie, mais voilà avec mes journées. Jardinage, promenade, excursion etc…et surtout prendre soin de moi… coiffure , soin peau et repos et rencontres intéressantes… j’y suis parvenue… mais ce qui m’a également bcp aidé c’est toutes vos bonnes idées .. et vos art très intéressants à lire ! Merci bcp Sandrine et continuez à bien nous « influencer « bisou d’une très fidèle lectrice belge Hélène
Auteur/autrice
Merci Hélène, je comprend tout à fait … La retraite est une étape pas si évidente et il faut faire son possible pour qu’elle se passe le mieux du monde. Vous avez tellement raison de vous programmer des activités diverses et variées, cela permet de vivre mieux et de manière plus épanouie. Continuez ainsi et ne lâchez rien !
Bonjour Sandrine, Félicitations pour ce superbe article qui aborde de nombreuses approches. Je fais un gros travail de développement personnel, transgénérationnel, de l’hypnose et méditation pour essayer de sortir enfin de dépression sévère qui me gâche la vie depuis plus de 10 ans. Mille mercis et belle journée
Auteur/autrice
Bonjour Domi, merci pour ton commentaire. Je te souhaite de réussir à apaiser ton coeur et ton esprit, c’est essentiel pour retrouver la sérénité. Tu as fait la démarche d’en parler et de te faire aider, c’est déjà faire un pas vers la guérison. Nous avons toutes des blessures, des souffrances, des expériences douloureuses qui nous gâchent la vie et il faut absolument comprendre pourquoi nous devons les subir dans cette vie … En plus d’une thérapie et des séances de méditation, consulter des personnes qui nous éclairent sur notre transgénérationnel ou nos vies antérieures peut effectivement nous aider à mieux comprendre nos failles et nous mener vers la voie de la guérison. Gros bisous et prend soin de toi.
Bonjour Sandrine, précieux article. Je lis énormément sur le développement personnel. J’ai appris à me dégager du temps, pour vivre pour moi. De l’aide pour le nettoyage, du sport et une morning routine juste pour moi, j’ai appris à dire non. Et j’ai appris à connaître mes « nouvelles limites « ☺️
Vous parlez du moment présent, c’est tellement agréable, de ne pas être pressé, par un trop plein d’activités. Slow Life…
Mon avis pour bien vivre cette période de changement, c’est qu’il faut garder des projets, réaliser des rêves, faire des choses différentes pour pouvoir garder une motivation, un but…
Des lectures sur la loi de l’attraction et la positivité peuvent aider à améliorer notre quotidien…
Merci pour cet article.
Bon dimanche
Laurence
Auteur/autrice
Coucou Laurence, Merci pour ce partage, vous avez adopté la bonne philosophie de vie et je vous en félicite. être sa priorité est essentiel, prendre le temps de vivre, de profiter de chaque instant, de s’offrir des moments rien qu’à soi, de penser de manière positive, de s’aimer, voilà des bonnes résolutions pour vivre heureuse. Lire des livres sur le développement personnel peut vraiment nous faire réaliser combien il est temps de changer certaines (mauvaises) habitudes, il faut juste trouver ceux qui nous correspondent car il en existe énormément ! Je vous souhaite une belle journée et au plaisir 😁
Bonjour Sandrine, cet article est très intéressant et c’est une très bonne idée d’avoir abordé le sujet. Merci pour vos bons conseils et bon dimanche.
Auteur/autrice
Bonjour Mado, merci pour ce gentil commentaire. je pense que ce sujet concerne beaucoup de femmes et j’avais très envie de l’aborder sur le blog. Au plaisir et belle journée.